Portée par une passion de toujours pour les chevaux, Alexandra Henriot-Guerber développe un projet d’accompagnement thérapeutique et de pension bien-être, à la croisée de l’humain, de l’animal et de la nature. Lauréate de l’appel à projets de l’Espace Créateurs d’Entreprises (ECE), elle prépare l’ouverture de son « Domaine d’équi’libre » près de Colombey-les-Deux-Églises.

Installée depuis un an comme équicienne indépendante, Alexandra Henriot-Guerber, 26 ans, cultive bien plus qu’un métier : une vocation. Entre médiation animale et accompagnement thérapeutique, elle s’appuie sur le cheval pour aider celles et ceux qui traversent des difficultés physiques ou psychiques. « Les chevaux ont cette qualité rare de ne jamais laisser indifférent. Ils ressentent nos émotions, parfois mieux que nous-mêmes », confie-t-elle.
Avec son projet baptisé « Domaine d’équi’libre », la jeune Haut-Marnaise nourrit une ambition : créer une pension bien-être, pensée à la fois pour les chevaux, les humains… et l’environnement. Un lieu refuge, façonné par ses engagements, son lien à l’animal et ses compétences scientifiques — elle est titulaire d’une licence en biologie des organismes et d’un DU Relations Homme-Animal.
Une idée mûrie, un projet qui s’affirme
C’est en 2024 qu’elle décide de franchir un cap. Après un an de bénévolat, elle entend par hasard parler de l’appel à projets lancé par l’Espace Créateurs d’Entreprises (ECE). Elle postule avec un projet déjà bien construit. Le déclic, raconte-t-elle, remonte à la maladie de son propre cheval. « Je n’ai trouvé aucun lieu en Haute-Marne capable de l’accueillir dans de bonnes conditions. Cette impasse m’a poussée à créer un endroit dédié au mieux-être, à la convalescence, à la prévention. »
Ce lieu, elle l’installe près de Colombey-les-Deux-Églises. L’ouverture est prévue pour 2026. Ce retour aux sources, Alexandra l’assume pleinement : « J’ai sillonné le Grand Est, vécu en Côte-d’Or, mais pour moi, il n’y a pas meilleur endroit que ma terre natale pour donner vie à ce projet », dit-elle.
L’ECE comme levier de concrétisation
Aujourd’hui accompagnée par l’incubateur de l’ECE, elle bénéficie d’un soutien précieux. « J’ai appris à décortiquer mon idée, à l’envisager sous tous les angles. Les échanges m’ont permis de prendre du recul sur des obstacles qui me semblaient insurmontables », explique-t-elle. « Je me sens plus apte à lancer mon entreprise grâce à cet accompagnement. »
Lauréate de l’appel à projets 2024, elle dit avoir été touchée par cette reconnaissance. « Au-delà du prix, c’est une aventure humaine. Sentir que des acteurs du territoire croient en vous, ça change tout. »
Alexandra Henriot-Guerber construit un lieu simple en apparence, mais radical dans son essence : là où l’animal et l’humain ne se dominent plus, ils s’élèvent ensemble.